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Créer une association à Genève

Dans le canton de Genève, fonder une association reste simple, rapide et gratuit : l'association relève du droit fédéral (articles 60 à 79 du Code civil), identique dans toute la Suisse. Aucune autorisation cantonale n'est requise. Ce guide rappelle les règles de base, puis détaille ce qui est propre à Genève : registre du commerce cantonal, exonération fiscale auprès de l'AFC-GE et vie associative locale.

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Un cadre fédéral, une mise en oeuvre genevoise

L'association est régie par les art. 60 à 79 CC, une loi fédérale : les conditions de fond sont donc les mêmes à Genève qu'à Zurich ou à Sion. La particularité genevoise n'est pas juridique mais administrative et fiscale : c'est auprès des autorités du canton (registre du commerce, administration fiscale) que se font les démarches facultatives.

Point clé : à Genève comme partout, l'association acquiert la personnalité juridique dès l'adoption de ses statuts en assemblée constitutive, sans inscription préalable.

Les conditions pour créer une association à Genève

Aucun capital minimum, aucun notaire, aucune autorisation du canton : la constitution est libre.

Les étapes concrètes dans le canton de Genève

  1. Rédiger les statuts. Nom, siège (une commune genevoise), but, ressources, règles sur les membres et les organes. C'est le document fondateur.
  2. Tenir l'assemblée constitutive. Les fondateurs adoptent les statuts et consignent leurs décisions dans un procès-verbal. L'association naît à cet instant.
  3. Élire le comité. L'assemblée désigne les personnes qui dirigent et représentent l'association (direction au sens de l'art. 69 CC).
  4. Ouvrir un compte bancaire au nom de l'association auprès d'un établissement de la place, sur présentation des statuts et du procès-verbal.
  5. Le cas échéant : inscription au registre du commerce du canton de Genève et/ou demande d'exonération fiscale à l'AFC-GE (voir ci-dessous).

Registre du commerce du canton de Genève

L'inscription au registre du commerce du canton de Genève n'est pas obligatoire pour la plupart des associations. Elle ne devient obligatoire que si l'association (art. 61 al. 2 CC) :

En dehors de ces cas, l'inscription reste volontaire. À Genève, elle peut être utile à une association d'une certaine ampleur (subventions cantonales ou communales, relations bancaires, crédibilité auprès de bailleurs de fonds). Les émoluments du registre représentent quelques centaines de francs.

Exonération fiscale à Genève : l'AFC-GE

Une association est en principe assujettie à l'impôt cantonal, communal et fédéral. Celle qui poursuit un but d'utilité publique ou de service public peut demander une exonération à l'Administration fiscale cantonale genevoise (AFC-GE). Les conditions usuelles sont :

Ces clauses doivent figurer dans les statuts avant de déposer la demande à l'AFC-GE. L'exonération vaut aussi, en pratique, pour la déductibilité des dons faits à l'association par des contribuables genevois. Dans le générateur, l'option « but d'utilité publique » les insère automatiquement.

Le tissu associatif genevois

Genève accueille l'un des tissus associatifs les plus denses de Suisse : vie internationale et humanitaire (ONG, organisations liées à la Genève internationale), associations culturelles, sportives, sociales et de quartier. La Ville de Genève et les communes soutiennent de nombreux projets par des subventions et la mise à disposition de locaux, ce qui rend la forme associative particulièrement adaptée aux initiatives locales.

Qui répond des dettes de l'association ?

En règle générale, seule la fortune de l'association répond de ses dettes (art. 75a CC) : les membres ne sont pas tenus personnellement, sauf disposition contraire des statuts.

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Ce guide est fourni à titre purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Le droit applicable et la pratique cantonale peuvent évoluer ; en cas de doute, faites vérifier vos statuts par un·e juriste avant leur adoption.